Monday, March 1, 2021
Sport

Je suis très fier de mes enfants

Je suis très fier de mes enfants
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Vendredi matin, entre deux appels téléphoniques, Marc Bergevin, le directeur général du Canadien, m’a accordé une entrevue qui m’a permis de découvrir des aspects de sa vie qui ne touchent pas sa carrière professionnelle. 

L’homme que tout le monde connaît pour son humour m’a permis de partager avec lui des moments heureux et tristes qu’il a vécus avec sa famille. Des rues de Pointe-Saint-Charles jusqu’à devenir DG du Canadien, il faut le faire !

Commençons par la longueur de tes cheveux. Quand crois-tu avoir le temps de te les faire couper ?

Les salons de coiffure ont été fermés pendant plusieurs mois. La raison principale : je vis présentement dans une bulle et je ne veux pas courir le risque d’attraper la COVID-19 et mettre en danger la santé des joueurs. 

Tu sembles avoir une bonne forme physique ?

Six jours par semaine, je m’entraîne dans le gymnase des joueurs avant leur arrivée ou après leur départ. 

Aimes-tu faire la cuisine et des travaux manuels ?

Dans la cuisine, oubliez ça ; cependant, j’aidais mon père dans la construction de notre chalet d’été. 

Quel est ton souvenir d’enfance avec ta famille ?

Une fois l’école terminée au mois de juin, nous nous dirigions à Saint-Placide, près du lac des Deux-Montagnes jusqu’à la fête du Travail. 

Tu as joué pour les Yankees ?

N’exagère pas, j’ai joué pour les Yankees dans la catégorie des Petites Ligues à Pointe-Saint-Charles.

Aimais-tu jouer au hockey dans ta jeunesse avec tes amis ?

J’ai eu tellement de plaisir à jouer au hockey sur les patinoires extérieures de Pointe-Saint-Charles avec mes amis, dont Robert Bourdeau. 

Est-ce que tu te souviens du fameux mur à la patinoire de l’aréna Saint-Charles ?

Avant que ce fameux mur sur le bord de la bande soit remplacé par des estrades, ma tête a donné contre lui, sur la rue d’Hibernia, plus d’une fois. 

À quel endroit as-tu joué ton hockey mineur ?  

Avant d’atteindre le niveau AA qui est maintenant AAA, j’ai joué à Pointe-Saint-Charles.

Vous étiez trois mousquetaires ?

Avec les Hurricanes de Ville-Émard, j’ai eu le plaisir de jouer avec deux gars que je ne connaissais pas. Cependant, ils sont devenus de bons amis, il s’agit de Jean-Jacques Daigneault et de Mario Lemieux.  

Ton premier emploi de jeunesse ? 

Après ma saison junior à Chicoutimi, je travaillais sur les camions ou à l’entrepôt des Breuvages Lemieux, distributeur de Coca-Cola.

Réponds-moi sans rire, étais-tu un joueur de tours à l’école ?

Je ne m’en souviens pas (rire)… Mais paraît-il que j’aimais atteindre mes amis dans ma classe avec un tire-pois rempli de papier mouillé.

Tes études scolaires ressemblent à ta carrière avec plusieurs équipes. 

Au primaire, je suis allé à Sainte-Croix et à Saint-Charles, au secondaire à la polyvalente Charles-Le Moyne, à Pointe-Saint-Charles, et à l’école secondaire Honoré-Mercier, à Ville-Émard, afin de rejoindre mes amis et puis au cégep de Chicoutimi.

As-tu aimé ton séjour avec les Saguenéens de Chicoutimi ?

J’ai adoré mon séjour. Je suis tellement reconnaissant envers les familles Voyer et Simard, qui m’ont hébergé. D’ailleurs, je communique régulièrement avec les enfants des familles. 

Tes parents ont-ils eu une influence sur ta vie ?

La joie de vivre de ma mère et la discipline de mon père ont sans aucun doute joué un rôle important.

Pourquoi la discipline de ton père t’a-t-elle influencé ?

C’est simple, il m’a toujours dit : « À l’école, ton prof, c’est le boss. Au hockey, ton entraîneur, c’est le boss. À la maison, le boss, c’est tes parents. Le boss, tu n’as pas le droit de “les” contester. »

Des moments émotifs qui t’ont donné beaucoup de chagrin ?

Le décès de mes parents m’a fait très mal. Ma mère est décédée à la suite d’un anévrisme tandis que j’ai trouvé mon père décédé dans son lit.

As-tu songé à quitter le hockey après le décès de tes parents ? 

J’étais tellement bouleversé que ma carrière a connu un immense creux. Résultat, j’ai été cédé aux mineurs.

Quel est le meilleur conseil que tu as reçu ?

Mon entraîneur et ancien joueur du Canadien Jim Roberts m’a dit que c’était malheureux que mes parents soient décédés, mais que je devais me prendre en main si je voulais réussir dans la vie. 

Quelle musique écoutes-tu ?

Au début des années 1980, j’aimais Depeche Mode, un groupe de new wave et rock alternatif britannique. Depuis mon retour au Québec, j’aime les Cowboys fringants.

Es-tu fier de tes enfants ?

Je suis un père choyé. Mon fils aîné, Wes, vient de terminer ses études à Penn State, ma fille Elle termine sa maîtrise à Amsterdam et mon fils Rhett amorce ses études à l’Université de Washington à Seattle. 

Ta première voiture était comme celle de Denis Savard ?

C’était ma première année à Chicago, alors que je demeurais chez Denis Savard. J’ai acheté une 300ZX comme celle de Savy. Un léger problème, je n’avais pas de permis de conduire.  

Tu n’avais pas de voiture à Chicoutimi ?

À 25 $ par semaine pour jouer au hockey junior, j’avais peut-être les moyens de m’acheter un vélo. 

Ton moment précieux de détente ?

Je suis un cinéphile. 

Un tour pendable d’un coéquipier ?

J’avais terminé mon livre dans l’avion et mes coéquipiers me demandaient comment j’avais trouvé la fin. Franchement, je ne la comprenais pas. C’est simple, Brent Sutter avait coupé le dernier chapitre avec des ciseaux.



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